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L005 ALEXANDRE LE GRAND dans la PENINSULE INDIENNE

L005 – Invasion d’Alexandre le Grand dans le Nord-Ouest de l’Inde (327-326 av. J.-C.)

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Livret de 20 pages – 13 Photos – Cartes

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Livret de 20 pages – 13 Photos – Cartes

Nous sommes au printemps de l’année 330 avant notre ère et Darius, Empereur de Perse qui depuis sa défaite à Gaugamèles il y a un an fuit devant Alexandre le Grand, est assassiné.Désormais Alexandre est le légitime héritier de l’Empire Achéménides. Il est l’Empereur et le maître d’immenses territoires s’étendant de la mer Caspienne à Carthage et de la Macédoine à l’Egypte. Sa souveraineté sur tous ces territoires est absolue excepté au Nord-Est sur la Bactriane et la Sogdiane, et à l’Est sur l’Afghanistan, le Gandhara et la province Nord-Ouest de l’Inde. 

Or Alexandre veut assurer sa loi sur tous les territoires que la Perse a dominés… Il se décide donc à entrer en campagne.

 

De 330 à 328 avant notre ère, Alexandre conquiert et pacifie Bactriane et Sogdiane au prix de combats titanesques où sa Phalange se couvre de gloire. Enfin, il gagne l’Afghanistan et Kaboul d’où il descend dans la grande plaine Indo-Gangétique.

 

Par une manœuvre audacieuse, il franchit l’Indus puis sur la Jhelum il affronte le roi indien Poros qui dispose d’une solide armée comprenant un « corps » de 400 éléphants de guerre.

 

Alexandre est vainqueur, mais la victoire a été chèrement acquise et ses pertes sont sérieuses. Devant les éléphants de guerre, même la Phalange a tremblé.

 

La « troupe » est d’autant plus ébranlée que la rumeur rapporte que l’armée du Magadha, le grand royaume à l’Est sur le Gange est beaucoup plus importante que l’armée de Poros qu’Alexandre vient d’affronter. Cette armée du Magadha compterait plus de 200 000 fantassins et surtout 4 000 chars lourds à quatre chevaux et 6 000 éléphants de guerre.

 

Et la « troupe » se révolte. Elle ne veut pas marcher vers cet Est inconnu.

 

Alexandre s’incline et décide de rentrer en Perse.

 

Cette version est la version officielle adaptée par la plupart des historiens, mais certains chercheurs, dont le rédacteur de ce livret, ne sont pas d’accord.

 

Non, Alexandre ne s’est pas incliné devant « sa » troupe qui déjà, à plusieurs reprises au cours des années passées, a refusé de le suivre et il avait toujours su la ramener au combat.

 

Pourquoi n’aurait-il pas pu le faire à nouveau ici sur l’Indus ? Non ce n’est pas devant la troupe qu’il s’est incliné. C’est devant l’Inde. Depuis son arrivée dans la Plaine, Alexandre a jour et nuit rencontré souverains, princes, sages, philosophes, ascètes aussi bien que personnes du « commun ». Et petit à petit il a compris qu’il était devant une muraille indestructible, la muraille de l’esprit. Ce pays et ces êtres avaient une âme, un souffle qu’il ne pensait pas pouvoir dominer comme il l’aurait voulu  pour les intégrer à son Empire.

 

Alexandre s’incline et méticuleusement organise le retrait de ses troupes. Une partie de celles-ci « rentreront » par la mer en empruntant une flotte qu’il fait construire à Karachi, à l’embouchure de l’Indus. L’autre partie, sous ses ordres, rejoindra la Perse par la terre en empruntant la route du Balouchistan et en traversant des régions parmi les plus arides du monde où beaucoup de ses hommes disparaitront.

 

L’importance du « passage » en Inde d’Alexandre a trop souvent été autrefois minimisée, mais aujourd’hui on peut dire que l’impact a été immense.

 

En tout premier lieu Alexandre a enseigné aux élites indiennes qui l’ont entouré, ce qu’était un Etat et sans avoir vécu plusieurs mois aux côtés d’Alexandre, Chandragupta n’aurait pas su créer le premier empire unifié de l’Inde l’Empire Maurya.

 

De même, le « passage » d’Alexandre a provoqué la création du royaume gréco-bactrien, ainsi que du royaume de Démétrios, qui tous deux, connurent des existences brillantes pendant trois cent ans, ainsi que la fondation des nombreux royaumes indo-grecs qui s’implanteront au long de la vallée de l’Indus. Si ceux-ci disparurent assez rapidement, ils n’en eurent pas moins une réelle influence dans la diffusion de la culture indo-grec en Inde.

 

Dans un tout autre domaine, le « passage » d’Alexandre en Inde a aussi joué un grand rôle en « ouvrant la Péninsule » sur l’ « extérieur » et la faisant profiter de la remarquable expérience grecque du monde.

 

Enfin, c’est dans le domaine de l’art que le passage d’Alexandre a eu le plus d’impact. L’Inde a été captivée par l’art grec au point où il y aura une osmose entre art grec et indien et Taxila, Matura, Amaravati qui sont à l’origine des cultures artistiques de tous les pays de l’Extrême-Asie, n’auraient pas été ce qu’elles ont été sans le « passage » d’Alexandre le Grand.


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