Promo !
L007 - L Empire MAURYA

L007 – L’Empire Maurya (328 à 187 av. J.-C)

€9.35 Gratuit !

Livret de 38 pages – 25 Photos – Cartes

Lire le livret

Catégorie :

Description du produit

Livret de 38 pages – 25 Photos – Cartes

Dans les années 327 av. J.-C. un certain Chandragupta qui occupait une place éminente dans l’armée du royaume de Magadha, l’état le plus puissant de la Péninsule Indienne, est accusé de conspiration contre l’Etat et obligé de fuir le royaume. Il se réfugie à Taxila le grand centre culturel et religieux de l’époque.

Très vite à Taxila, Chandragupta se fait remarquer par son intelligence et sa puissance de travail. Il se passionne tout d’abord pour les nouvelles religions : Bouddhisme et Jaïnisme, puis s’oriente vers la politique.C’est alors qu’Alexandre le Grand envahit le Nord-Ouest de la péninsule et écrase, sans effort, les états indiens qui s’opposent à lui. Ses éclatantes victoires bouleversent Chandragupta. Pourquoi, comment ces victoires ? Chandragupta veut alors rencontrer Alexandre le Grand. La rencontre aura lieu. Elle sera brève mais semble-t-il fructueuse, puisque qu’Alexandre autorisera Chandragupta à le suivre.

 

Chandragupta suivra le « maître », pas à pas, et l’accompagnera jusqu’à son départ, manifestant sa reconnaissance et son affection. Auprès du « Maître » il apprit l’Etat, cette monstrueuse machine qui conçoit, réalise, administre, développe les richesses, assure la sécurité intérieure et extérieure… Il a compris et il décide de mettre en pratique ses nouvelles connaissances.

 

De retour à Taxila, il retrouve un être d’exception dont il a fait connaissance lors de son précédent séjour. Kautilya un brahmane, prodigieusement intelligent, qui fut un grand fonctionnaire du Magadha et qui quitta son poste pour des raisons inconnues.

 

Kautilya est alors engagé dans la rédaction d’un ouvrage politique, un guide de la bonne gouvernance destiné aux souverains.

 

Chandragupta lui fait part de ses connaissances acquises auprès d’Alexandre le Grand…

 

Kautilya s’enthousiasme.

 

Les deux hommes sont faits pour s’entendre…

 

Les deux hommes se jurent fidélité et se fixent une « mission » : construire un état qui règnera sur toute le Péninsule, puis sur le monde…

 

Tout de suite ils sont « au travail ». Kautilya rassemble et endoctrine de possibles alliés, Chandragupta recrute et organise ses forces armées. Trois ans après le départ d’Alexandre le Grand, en 322 av. J.-C., ils envahissent la capitale du Magadha : Pataliputra et ils destituent le dernier roi de la dynastie Nanda, régnant alors au Magadha.

 

Ils ne tueront pas le roi déchu. Ils le condamnent seulement à l’exil, avec le droit d’emporter sur son dos ce qu’il désire. L’ex roi choisit un grand sac rempli de perles et de pierres précieuses…, mais le sac étant trop lourd, il dut jeter une partie de ses richesses, pour pouvoir s’enfuir. La joie du peuple fut grande !!!

 

Le duo Chandragupta-Kautilya se consacre immédiatement à l’organisation du royaume.

 

Chandragupta roi, fonde sa propre dynastie, la dynastie Maurya. Kautilya est son premier ministre.

 

Le roi tout de suite part en campagne. Il lui faut rétablir l’ordre et la sécurité dans les provinces lointaines, dont certaines manifestent des désirs d’indépendance. Ces provinces seront traitées avec la plus grande brutalité et tous les opposants seront massacrés sans pitié. Il leur faut apprendre que toute opposition au pouvoir est sacrilège et mérite la mort.

 

N’ayant de cesse d’imposer partout et en tout temps sa présence porteuse de la loi qui sécurise et ordonne, il se déplace sans arrêt et ne visitera Pataliputra que très rarement (quelque 100 jours en 10 années).

 

Au cours de toutes ces opérations Chandragupta fait la preuve de grandes qualités militaires qui lui attirent la considération profonde du royaume.

 

Kautilya lui, à Pataliputra, œuvre avec acharnement à la réorganisation de l’administration, selon les principes de son Arthasastra…

 

Il s’intéresse tout particulièrement aux finances, créant un nouveau système fiscal extrêmement performant, et adopte de nouvelles mesures pour favoriser le commerce intérieur et extérieur.

 

En 306 av. J.-C., Séleucos qui fut un brillant général des armées d’Alexandre le Grand, hérita lors de la succession de l’empereur de tous les pays de l’empire situés à l’est de la Babylonie. Il se proclame alors, roi et fonde sa propre dynastie, celle des Séleucides.

 

Naturellement Séleucos veut imposer sa souveraineté sur les territoires dont il a hérité à l’est, et il décide de gagner l’Afghanistan  qu’il parcourt et  pacifie, puis il occupe le Gandhara et la vallée de

 

Taxila. Enfin, il visite les états grecs implantés à l’Ouest de l’Indus après le départ d’Alexandre le Grand, en 326 av. J.-C.

 

Il franchit l’Indus et va alors rencontrer les avant-gardes du Magadha commandés par Chandragupta lui-même. Et là, il y a un extraordinaire mystère… Y a-t-il eu une bataille ? Nous ne le savons pas. En revanche, un « traité » fut signé entre Chandragupta et Séleucos, un « traité incompréhensible.

 

Aux termes de ce « traité », Séleucos se retire et abandonne à Chandragupta, tous ses territoires à l’Ouest de l’Indus, puis le Balouchistan et l’Afghanistan à l’exception de la Bactriane (au Nord de l’Hindu-Kush). Quant à Chandragupta, à titre de remerciement il fait cadeau, à Séleucos,  de 500 éléphants de guerre.

 

Ce « traité » est monstrueux, il est inexplicable et le plus extraordinaire est que Chandragupta et Séleucos semblent en être très heureux.

 

Ce ne sera que beaucoup plus tard, dans les années 250 av. J.-C, que nous saurons la vérité. Séleucos juste avant de rencontrer Chandragupta avait appris qu’Antigone, héritier comme lui d’Alexandre le Grand et roi de Macédoine, se préparait à l’attaquer en Babylonie.

 

D’emblée Séleucos décide alors de jouer « cartes sur table » avec Chandragupta qui spontanément entre dans le jeu… contre ce « traité cadeau », il assurera à Séleucos sa sécurité à l’est de son empire.

 

Séleucos se retire et Chandragupta sillonne ses territoires nouvellement acquis, en affirmant sa souveraineté et en accordant, comme il l’avait promis à Séleucos une large autonomie au Gandhara ainsi que sa protection personnelle aux grands centres culturels de Taxila et de Mathura.

 

En 301 av. J.-C. Chandragupta rentre à Pataliputra, qui entre-temps est devenue la ville la plus grande et la plus peuplée du monde. L’empereur n’est plus un souverain puissant, mais surtout  un semi barbare… Il est devenu le plus grand et le plus brillant monarque existant.

 

Son armée est la plus puissante, non seulement de l’Asie, mais du monde entier : 500 000 fantassins, 50 000 cavaliers, 4 000 chars lourds à 4 chevaux, des milliers de chars légers et 6 000 éléphants de guerre.

 

Toutes les cours entrent en contact avec lui et les plus grands lui rendent visite et lui présentent leurs hommages.

 

Et Chandragupta mène une vie de cour qui ne le séduit pas. Il s’ennuie…

 

De plus en plus, il va méditer et prier. Il a toujours été profondément jaïn, mais ne l’a jamais ouvertement reconnu, car, selon lui, un souverain est neutre et se situe au-dessus de tout. Désormais avec les religieux jaïns il s’affiche et prie avec eux.

 

En 297 av. J.-C., Chandragupta abdique en faveur de son fils, Bindusara.

 

Il se retire alors, c’est-à-dire qu’il s’en va tout seul, sur la route, sans rien emporter… Il gagne une communauté jaïne du Karnataka auprès de laquelle il vivra dans une case, retiré dans l’austérité la plus totale. Il se laissera mourir d’inanition selon la tradition jaïne.

 

Bindusara – 2ème Empereur de l’Empire Maurya

(300 – 274 av. J.-C.)


Bindusara est né en 322 av. J.-C. à Pataliputra, capitale de l’empire Maurya. Il est le fils de l’empereur Chandragupta, fondateur de la dynastie Maurya.

 

On ne sait pratiquement rien de son enfance et de son adolescence. Quant à sa vie personnelle au cours de son règne, elle nous est inconnue. Nous savons seulement qu’il eut « officiellement » un fils Ashoka qui sera le 3ème empereur Maurya. La tradition veut qu’il ait eu  de nombreux autres  fils dont nous ne connaissons rien !!!

 

Il monte sur le trône à 22 ans en 297 av. J.-C., lorsque son père décide d’abdiquer.

 

Le premier « arrêt » de son règne, après qu’il eut été intronisé, fut de confirmer Kautilya dans sa fonction de premier ministre.

 

Bindusara n’est certes pas aussi génial que son père, mais il est intelligent, très sérieux, et entièrement voué au service de l’Empire.

 

Avec Kautilya il assurera à l’Empire une administration efficace et une sécurité sans faille.

 

Il sera une excellent chef de ses armées. Son seul échec sera la perte de la province du Kalinga qui se déclarera indépendante et qu’il renoncera à reconquérir.

 

Il mourut sereinement en 274 av. J.-C. et fut incinéré.

 

Ashoka – 3ème Empereur de l’Empire Maurya

(274 – 232 av. J.-C)


Ashoka est né en 304 av. J.-C, à Pataliputra. Fils de l’Empereur Bindusara, il lui succéda en 274 av. J.-C. Il mourut en 232 après 34 ans de règne.

 

Nous ne savons rien de son enfance et de son adolescence.

 

A 20 ans l’empereur lui confie la mission de rétablir l’ordre impérial à Taxila où des révoltes ont éclaté.

 

Sans pitié, il écrase et massacre brutalement les révoltes. Puis volteface, une fois l’ordre rétabli, il négocie, parle, discute, argumente… et écoute. La population est conquise et la confiance, entre elle et l’administration, règne.

 

C’est un véritable succès.

 

Probablement parce qu’il a bien réussi à Taxila, l’empereur le nomme Gouverneur de la Province de Malwa, capitale Ujjain ; une des provinces la plus importante de l’empire, puisqu’elle commande les ports de la côte Ouest et donc tout le commerce d’exportation des produits indiens ainsi que les produits d’Extrême-Asie provenant, en transit, des ports du Sud-Est de l’Inde.

 

Là encore, Ashoka se distinguera. Financier exceptionnel, administrateur remarquable, il doublera en trois ans les revenus du Malwa.

 

Et puis, enfin, une touche personnelle. Ashoka est amoureux, follement amoureux. Elle est belle, elle est pleine de vie, elle est très intelligente et passionnée par les problèmes de son temps, les problèmes religieux, politiques, sociaux. Il l’appellera « La Reine », et jusqu’à la mort d’Ashoka elle sera « La Reine », une reine qui ne règnera jamais puisque Ashoka, pour une raison inconnue, ne l’épousera jamais. Elle lui donnera deux enfants. Ses seuls enfants : un fils, Mahinda et une fille Sanghamitta.

 

Elle ne fera jamais partie de la vie familiale ou officielle de l’Empereur. Elle est au-dessus, une ombre pérenne qui accompagnera au cours des ans, un être qui sera tour à tour un amant passionné, un prince implacable, un empereur monstrueux, avant de trouver la paix et de devenir un homme de bien.

 

A Ujjain, en 274 av. J.-C, Ashoka apprend la mort de son père l’Empereur Bindusara. En une journée, il est prêt, et part pour Pataliputra accompagné de 200 fidèles et d’une solide garde de chars et d’archers d’élite.

 

En deux jours, il rejoint Pataliputra où la confusion est totale, car Bindusara n’a pas désigné de successeur. La foire à la succession est donc ouverte, et c’est en fait, ce à quoi Ashoka s’attendait. Mahinda. Le seul autre fils reconnu de Bindusara est devenu un respectable religieux bouddhiste et ne prétend pas au trône.

 

Par contre, de nombreux inconnus se prétendant fils de l’empereur, des cousins et parents lointains, des fidèles s’agitent et veulent faire valoir leurs droits.

 

Ashoka réagit avec une brutalité et une efficacité extraordinaire. Tous ses parents, même lointain, tous ceux qui ont directement servis Bindusara seront massacrés…, des centaines de victimes.

 

En dépit de ces violentes mesures, il restera des opposants qui refuseront de se rallier au prétendant Ashoka, qui devra batailler pendant près de deux ans pour les éliminer et rétablir la paix complète dans l’empire, lui permettant d’être enfin intronisé en 271 av. J.-C.

 

Empereur, il rétablit l’autorité de l’administration qu’il réorganise en partie et il s’assure un contrôle étroit de l’armée. Surtout, il renforce sa police secrète, lui accordant des pouvoirs étendus et, il faut bien le dire, excessifs. Arrestations et tortures se multiplient et le peuple prétend que l’empereur a conclu un accord avec l’enfer pour y envoyer ses policiers apprendre à torturer !!! C’est un fait l’empereur est alors haï de son peuple.

 

En 259 av. J.-C, l’empereur estime que l’empire est désormais capable de supporter une guerre avec la province de Kalinga qui sous l’Empereur Bindusara avait eu l’indécence de se déclarer indépendante. L’armée impériale bien organisée et bien équipée écrase l’armée du Kakinga, dont tous les survivants sont massacrés. Des populations entières sont déportées, la famine règne et des milliers d’habitants meurent de faim.

 

Et là, un miracle se produit : l’empereur prend conscience (comment, pourquoi, on ne saura jamais) de l’horreur absolue de la guerre. Il est « confondu » et il renonce à la violence, et à  la guerre. Il affirme devant toutes les populations de l’empire son remord.

 

Gravés sur les rocs bordant les chemins, inscrits sur les admirables piliers qu’il érige par centaines, dans tout l’empire, il proclame et répète que : « la conquête par l’Esprit et la seule vraie conquête ».

 

Nous ne connaissons pas dans l’Histoire du Monde, un seul souverain qui se soit comporté et exprimé ainsi.

 

Le  remord  d’Ashoka  n’est  pas  une  passade. Il  va désormais  vivre avec ce remord, et  il va lui falloir, désormais, vivre avec ce remord et il va lui falloir composer entre ce remord et ses devoirs de chef d’Etat, et de maître tout puissant du plus grand empire du monde.

 

Il élabore alors, une doctrine qu’il nomme la Dhamma (en sanscrit la Loi). Cette Loi, c’est « le devoir, le respect des règles régissant l’ordre des choses, des sociétés et des hommes, le refus de porter atteinte à toute créature vivante ».

 

En dépit des efforts immenses prodigués par l’empereur, le Dhamma ne pénètre pas les masses. C’est l’échec et l’empereur se tourne alors vers la religion bouddhiste pour laquelle il a un grand respect, espérant probablement que cette religion réalise ce que le Dhamma n’avait pu réaliser, c’est-à-dire l’unité religieuse de toute l’Inde.

 

En 235 av. J.-C, Ashoka sait que sa fin est proche. Il décide d’abandonner le trône et se retire à Taxila, dans une modeste demeure ou « La Reine », sa « Reine » le rejoindra. Menant une vie ascétique, ils méditeront et prieront ensemble en attendant sereinement la mort.

 

Ashoka mourut en 237 av. J.-C, « La Reine » le suivra quelques mois plus tard.


RETOUR IMPRIMER