Promo !
L012 - L Islam et Ghazni

L012 – Pénétration de l’Islam dans la Péninsule Indienne Histoire Sommaire de l’Islam Sultanats de Ghazni et de Ghor

€5.61 Gratuit !

Livret de 19 pages – 23 Photos – Cartes

Lire le livret

Catégorie :

Description du produit

Livret de 19 pages – 23 Photos – Cartes

Avant de vous entretenir de la Pénétration de l’Islam dans la Péninsule Indienne, il nous semble indispensable de vous faire un exposé, très sommaire, de l’Histoire de l’Islam de ses origines à l’an 1 206. I – Histoire Sommaire de l’Islam des Origines à l’an 900 Au début du VIIème siècle de notre ère, la ville de La Mecque dans la Péninsule Arabique était une grande ville active et prospère, plaque tournante du trafic de marchandises arrivant d’Extrême-0rient (notamment les fameux épices) pour repartir vers la Méditerranée.

 

A cette époque, les habitants de La Mecque ne sont pas, comme on l’a souvent rapporté, des pillards plus ou moins pouilleux, mais au contraire des commerçants et des caravaniers aisés, regroupés dans des communautés politiquement et socialement bien structurées.

 

C’est alors que Mahomet, citoyen influent de La Mecque commença à prêcher une nouvelle doctrine qui lui a été révélée par Dieu, par l’intermédiaire de l’Archange Gabriel.

 

Les habitants de la Mecque, tant religieux que notables reçurent très mal cette nouvelle doctrine. Mahomet est finalement rejeté et, en 622, il doit fuir La Mecque pour se réfugier à Médine. C’est l’Hégire et on peut dire que l’Islam vient de naître.

 

La lutte entre les « classiques » de La Mecque et les fidèles de Mahomet, va, dans les années qui suivent, être très dure. Mahomet ira de batailles en batailles et de trêves en trêves, sans pouvoir obtenir une victoire décisive. Ce sont les convertis à la « nouvelle foi », tous les jours plus nombreux, qui vont vaincre et imposer le retour triomphal de Mahomet à La Mecque. Il décidera de la destruction des idoles païennes, à l’exception de la Pierre Noire qu’il fera sceller dans un mur de la Kaaba.

 

Dix ans plus tard, en 632, Mahomet meurt et sa succession est assurée par les Califes qui seront les gardiens de la doctrine et qui se donneront pour mission de conquérir le monde à la « Vraie Foi ».

 

Et ce sera la « vague » qui va défiler sur l’Occident mais aussi sur l’Orient.

 

Au cours des 100 années allant de la mort de Mahomet en 632, à la bataille de Poitiers en 732, la « vague » :

 

–       va submerger l’Iraq, la Syrie, l’Anatolie et faire face à l’Empire Byzantin,

–       conquérir l’Egypte, dominer toute la côte de la Méditerranée jusqu’au Maroc, puis occuper l’Espagne et entrer en France,

–       anéantir l’Empire Perse, alors le plus puissant du monde, gagner la Transoxiane, d’où elle s’assure le contrôle des courants commerciaux et culturels entre l’Extrême-Asie et l’Europe…

 

La « vague » semble irrésistible, et jusqu’alors, dans le monde, on n’a jamais assisté au déploiement et à la poussée d’un tel torrent militaire et spirituel.

 

II- Le Sultanat de Ghazni de 960 à 1173

 

Dans les années 950, la Dynastie Musulmane des Samanides, qui règne sur la Transoxiane, se décide à gagner le plateau afghan et occupe Ghazni, une ville très ancienne située à 150 km au Sud-ouest de Kaboul à 2 000 m d’altitude.

 

L’administration de cette nouvelle conquête reviendra à Alptegîn, un mercenaire turc devenu un grand général.

 

Alptegîn ne règnera que deux ans et, en 962, Subuktegîn un mercenaire turc comme lui, sera son successeur.

 

Alptegîn très vite se déclarera indépendant de ses Maîtres Samanides et prendra le titre de Sultan de Ghazni.

 

Subuktegîn, règnera 15 ans jusqu’en 977. Il se révèlera non seulement un grand général qui pacifiera l’Afghanistan et conquerra le Nord-ouest de la Péninsule Indienne, mais aussi un excellent administrateur qui organisera et structurera le Sultanat en puissante unité.

 

Très intéressé par les arts, il dotera Ghazni de magnifiques monuments.

 

Subuktegîn meurt en 977, son fils Mahmud lui succède,  il règnera 33 ans, jusqu’en 1030.

 

Mahmud sera un remarquable souverain qui assurera à son Sultanat la paix et l’ordre, et une énorme fortune. Mahmud a en effet décidé de « piller » systématiquement la Grande Plaine Indo-Gangétique qui s’étend à ses pieds… Tous les deux ans, il y mènera un « raid » :

 

–       amassant d’immenses richesses en ors, argents, pierreries…

–       détruisant les beaux temples hindous (à Kanauj, Taxila, Mathura, Ajmer…) et aussi forts et monuments publics.

 

Six Sultans, tous des incapables, succèderont à Mahmud, jusqu’à Ibrahim, petit-fils de Mahmud, qui assumera le pouvoir en 1059.

 

Ibrahim est un être d’exception.

 

Tout d’abord, il remet en ordre les affaires (politiques, sociales, économiques) du Sultanat qui avait été ébranlé par plusieurs décennies de mauvaises gestions…

 

A nouveau, le Sultanat est fort et riche… et Ibrahim envisage alors très sérieusement la possibilité de s’implanter dans la Grande Plaine et d’y établir un puissant Sultanat.

 

Etudes  (des études modernes !)  –  préparatifs  – il est prêt à passer à l’action, lorsqu’il meurt en 1099.

 

Ses successeurs seront des incapables, indolents, pourris de leurs ignobles richesses… Et rien ne se passera de la mort d’Ibrahim en 1099 à 1150, soit 51 ans plus tard, avec la prise de pouvoir de Khusru.

 

Khusru, énergique, intelligent est convaincu de la justesse des idées de son « grand » prédécesseur Ibrahim…, et il se prépare activement à envahir la Grande Plaine. Alors qu’il est prêt à se lancer en avant, un petit Sultan presque inconnu, Muhamad de Ghor, s’empare de Ghazni en 1173, qu’il détruit en partie et chasse Khusru qui se réfugiera au Punjab.

 

III – Muhamad de Ghor : 1173-1206

 

Muhamad est un personnage remarquable.

 

C’est essentiellement un homme d’action, comme le prouve son « enlèvement » de Ghazni, par surprise et avec des forces minimes…

 

Il est un vrai stratège et c’est sans effort qu’il rêve de la création d’un grand empire.

 

Dès 1186, il est « en campagne ». Il enlève Kaboul, puis descend dans la Grande Plaine où il se heurte à une forte résistance des Princes Hindous.

 

A Tarain en 1191, il est battu par une fédération de Princes Hindous, mais en 1192, à la deuxième bataille de Tarain, il prend sa revanche, écrase les Hindous et massacre les survivants.

 

Puis ce seront les conquêtes de Kanauj, de Bénarès, du Bihar, et enfin du Bengale…

 

Il meurt en 1206, laissant son empire à son plus fidèle général et ami Qutub, un Turc Janissaire auquel reviendra de créer le premier Sultanat Musulman dans la Grande Plaine : le Sultanat de Delhi.


RETOUR IMPRIMER